Problème de time pour les volleyeurs

SCANDALEUX !! Le match contre Kedge (qui d’autre bien évidemment), initialement prévu à 20h a débuté avec 1h20 de retard, de quoi perturber nos volleygendaires qui n’ont pourtant pas démérité.

Commencer le championnat des grandes écoles contre Kedge n’est jamais chose facile, mais quand ces derniers soudoient l’arbitre pour repousser d’une heure l’échéance c’est presque mission impossible. Refus d’obstacle ? Peur de l’adversaire ? Sentiment d’infériorité ? Les causes de ce retard restent encore indéterminées mais une chose est sûre : les vendeurs de tapis n’en menaient pas large au point de faire poireauter leurs adversaires pendant plus de soixante minutes. Ponctuels comme à leurs habitudes (la qualité Sciences Po), prêts à en découdre, les rouge et noirs étaient présents dès 20h au Gymnase Nelson Paillou, alias Kergomard, voire Google Maps pour les néo-bordelais. Et puis douche froide l’arbitre annonçait à la manière d’un agent SNCF décomplexé le report de la rencontre à 21h. Une partie de la Banda s’accordait alors une pause repas, alors qu’une autre partie de l’assistance discutait ta-que-tique (ou fiche technique). Les pompoms, toujours un coup d’avance, étaient prévenues et prenaient place dans les gradins à 21h après un petit tour aux vestiaires pour enfiler leur magnifique jupette. Après un échauffement à rallonges, il fallait bien réveiller les corps meurtris par l’attente, le coup d’envoi était enfin donné.

21h20, un début en fanfare

Tout avait si bien commencé. La Banda et les pompoms à l’unisson assuraient l’ambiance, bien relayés par les supporters venus en nombre se défouler contre l’ennemi juré. Un bloc défensif solide, des attaques bien placées et une réception efficace permettaient aux sciences pistes de prendre l’avantage dans un premier set très accroché. En face, les bourrins de Kedge ne semblaient pas réveillés de la petite sieste qu’ils s’étaient octroyés (ça y est on a trouvé !!). 22-19, service rouge et noir. On y croyait, le gain du premier set « où tout avait bien fonctionné » dixit Amaury, le capitaine, était si près. Malheureusement des imprécisions dues à la fébrilité au moment de conclure laissaient les kedgeurs effectuer une impensable remontée, pour emporter la manche 25-23, rageant.

« Une erreur de coaching » 

Pourtant, loin de saper le moral des troupes la perte du premier set boostait un peu plus nos volleyeurs « remontés comme jamais » selon le capitaine. Mais alors que s’est-il passé pour laisser filer le match dans la seconde manche, sèchement perdue 25-8 ? « On a été moins conquérants et on a subi leur jeu dans le second set. Il y a également une erreur de coaching de ma part : on est repartis dans le même système qu’au premier set alors que nous n’avions pas le service » analysait à l’issue de la rencontre Amaury. Une erreur tactique donc, mais aussi de taille. Force est de constater que les kedgeurs affichaient 10 centimètres de plus que nos valeureux volleygendaires, un avantage décisif au moment d’enchaîner les smashes surpuissants qui transperçaient la défense rouge et noire. Déséquilibre du combat certes, soudoiement de l’arbitre assurément, la tactique scandaleuse des vendeurs de tapis a fini par payer.

Mais l’important était ailleurs. Comme le rappelle Amaury, il s’agissait de la première rencontre de l’année. Une sorte d’échauffement donc, une mise en place, un rodage nécessaire aux prochaines échéances dont Sciences-Po sortira à coups sûrs vainqueur. Le potentiel des nouvelles recrues allié à l’expérience des anciens ne peut qu’amener les volleyeurs au triomphe des parquets. Niveau ambiance, l’objectif est d’ores et déjà atteint. Même dans la défaite, la Banda résonne, les pompons s’agitent et les volleygendaires gardent le sourire bien évidemment. Une nouvelle victoire de l’ambiance même avec une heure de retard !

L.L

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