Un arbitre en pleine création

Ce jeudi 17/11 les rugboeufs revenaient enfin sur le terrain, fort de leur précédente victoire sur Sciences Agro. Et si durant leur dernière rencontre ils avaient eu un arbitre très performant (il faut l’admettre quand ça arrive), cette fois-ci il ne fut vraiment pas du même acabit.

 

L’avant match, déjà un mauvais pressentiment :

Dés l’échauffement l’entraîneur des arrières (qui est aussi celui des MPMS, #Kevmultifonction) leur rappelle qu’il ne faut se reposer sur leur lauriers car « la victoire contre les paysans de la semaine dernière n’est pas une raison pour se relâcher ». Faut dire que les gars d’Arts et Métiers sont sacrément costauds et puis avec leurs rituels chelous (oui, parce que me faites pas croire que c’est pas une secte cette école) ils sont pas spécialement rassurants. Mais nos Rugboeufs ne sont pas impressionnés et sont même impatients d’en découdre.

Les équipes se préparent à rentrer quand l’arbitre se met à leur faire un discours sur le fair-play, le respect des règles et de l’arbitre. En plus de sa voix légèrement fluette (c’est pas bien de juger, je sais, mais c’est vrai que c’est pas pratique pour un arbitre, de rugby qui plus est) il bafouille pendant tout son speech. Il a pas l’air d’être une foudre de guerre de l’arbitrage. Vous imaginez pas à quel point j’ai raison.

Premières minutes et premières erreurs arbitrales :

Les joueurs entrent sur le terrain et les rugboeufs engagent. L’ENSAM est très solide devant, mais nos rugbymens tiennent le coup. Ils se voient même accorder une pénalité en coin malheureusement ratée (un coup de vent… salaud !). Mais après 5min et plusieurs percussions leurs adversaires s’approchent de l’en-but. Un des leurs aplatit, mais en ballon mort. Mais l’arbitre, ayant oublié ses lunettes ou les règles, l’accorde honteusement. Ça commence déjà à s’agiter sur le bord du terrain (t’inquiètes pas, tu as un best of des commentaires des supporters à la fin). Et ça ne fait que commencer. L’arbitre, complètement à l’ouest, siffle un peu tout et n’importe quoi et pour n’importe quelle raison, qu’il tente de justifier en baragouinant quelques règles inexistantes (avec sa petite voix bien-sûr).

Mais un magnifique essai collectif nous remet dans la course :

Les Rugboeufs décident de ne pas s’énerver et réagissent au milieu de la 1ère mi-temps avec une touche superbe dans les 5m adverses, qui se mue en maul. Les avants s’en vont concrétiser cette action collective en déposant avec force (mais grâce) la bechigue. Malgré son incompétence manifeste l’arbitre réussit à l’accorder. Cet essai est transformé par le buteur (pas de vent cette fois-ci)

Un essai imaginaire de nouveau accordé et un bagarre générale presque déclenchée par erreur:

L’ENSAM cumule fautes sur fautes non sifflées, et, près de notre en-but, tape un coup de pied par-dessus. Heureusement, notre arrière aplatit, ce qui nous donne un renvoi au 22… ah non. Essai ? POUR l’ENSAM ? WHAT ? A ce moment là personne n’a compris, même l’équipe adverse en fait.

Bon mi-temps. L’arbitre appelle les capitaines. Les 2 équipes étant tout les 2 en noir et rouge, il n’arrivait pas à distinguer qui faisait quoi, d’où l’essai accordé… il avait même pas honte le type…

A un moment un « ******* » retentit (c’est censuré oui, mais c’était pas une insulte tqt). Tous les Rugboeufs (remplaçants, entraîneurs et public aussi) lèvent la tête sur le qui-vive cherchant d’où venait ce cri de ralliement. En fait, en face il y avait un type avec le même surnom que le mot d’ordre qui déclenche une bagarre générale (pour ça qu’il est censuré, on va pas  dire le code oh).

Deuxième mi-temps et pétage de câble :

Bon après je vous passe les détails, des fautes pas sifflées, comme un plaquage sans ballon sur l’un de nos joueurs alors qu’il courait pour récupérer un coup de pied par-dessus, des fautes sifflées n’importe comment, par exemple, une contre les défenseurs donc l’arbitre octroie une… mêlée… à ceux qui avait le ballon… mais wtf… Sérieux ? Mais sans déconner ? NON MAIS C’EST QUOI CE B… *s’énerve 5min dans son coin et revient à peu près calmé*. Bon ça me saoule, donc on va abréger : un moment on nous accorde une pénalité qu’on concrétise ce qui fait qu’on recolle au score 10 à 10, sauf qu’à 2min de la fin ce chacal d’arbitre leur accorde une pénalité pour aucune raison encore une fois, ils marquent, on perd 10-13. Voila… MAIS UNE MELEE ? SERIEUX ? *s’en va en rageant*.

 

Best of des répliques entendues sur le bord du terrain.

La qualité n’était peut être pas au rdv du côté de l’arbitrage, en revanche, elle l’était du côté des commentaires sur le bord du terrain. Un véritable florilège ! Extraits (SPOILER : l’arbitre a pris cher…) :

« -C’est qui l’arbitre ?
-Un tocard ! »

Après que l’arbitre n’a pas sifflé de nombreuses fautes de l’ENSAM : « L’ENSAM c’est l’antichambre de la Kedge ou quoi ?? Ils arrosent l’arbitre là ! »

Après une faute inexistante (mais pour le coup VRAIMENT inexistante) sifflée par l’arbitre : « Ce mec là il arbitrerait même pas les benjamins.
– Mais il créé, c’est sympa ! »

Après une suite incessante de placages : « Ils avancent à quatre pattes ».

Les Rugboeufs font un changement alors qu’un joueur vient de prendre un carton jaune : « T’as le droit de changer quelqu’un maintenant ?
-Normalement on n’a pas le droit mais bon, il le verra pas l’arbitre ».

Le ballon sort en touche, droit sur le public : « La seule chose que j’attire dans la vie c’est les ballons » #Célibat.

Un ancien présent sur la touche, sidéré par ce triste spectacle : « non mais ça, dans la campagne, entre 2 équipes de fédéral, ça part en générale avec les remplaçants, les supporters et même les personnes du 3ème âge ».

« MAIS TU NOUS EMMEEEEEERD*** » : une gentillesse adressée à l’arbitre de la part d’un supporter.

Alors quelqu’un prononce une énième (probablement la 99e) critique à l’égard de ce cher et décidément adoré arbitre : « Mais il est en pleine création, laisse-le faire, tu comprends rien à l’art ! ».

Enfin, à la fin du match notre héros du jour, un certain S. L (auteur par ailleurs d’une partie des [insérer une périphrase qui sous entend insulte]) lui a adressé une phrase sublime (à lire avec l’accent du Béarn svp) : « vous avez sifflé 2 choses biens dans ce match : le début et la fin».

A.D, E.D.

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