Joël Monlezun, la légende

INTERVIEW : Il est notre papa à tous. Il est le créateur du CRIT. Il est Joël Monlezun, figure emblématique du sport universitaire de l’académie bordelaise. Après avoir consacré 37 années de sa vie au développement du sport à Sciences Po Bordeaux, l’heure est venue pour Papa de tirer sa révérence. Cela mérite bien une interview dans le journal des sports le plus célébre de France, Le Sportif Déchaîné (oui oui). Retour sur la vie d’une légende vivante de l’IEP de Bordeaux.

Le Sportif Déchaîné : En quelle année es-tu arrivé à Sciences Po Bordeaux ?
Joël Monlezun : Je suis arrivé en 1980. Pendant 3 ans, j’avais un poste de vacataire comme la plupart des profs de sport de l’IEP. Je m’occupais du handball et de l’équipe de natation. En 1983, le directeur d’alors Claude Émeri a décidé de créer un poste statutaire de directeur du Pôle des Activités Physiques et Sportives (APS). Il m’a proposé ce poste et j’ai accepté sans hésitations.
On te connait tous en tant que Directeur du Pôle APS de l’IEP, mais quels sports as-tu pratiqué ?
Quand j’étais plus jeune j’ai fais du handball à un haut niveau. J’ai joué en National 1 en tant que pivot. Avant de venir ici, j’étais entraineur d’une équipe féminine de handball en National 2. J’ai également pratiqué la natation pas mal d’années à haut niveau. Mais bon c’était il y a longtemps !
Comment est né le CRIT ?
Quand on m’a nommé directeur du Pôle APS, j’ai voulu instaurer des rencontres profs-étudiants. À l’époque, ces rencontres ce faisaient seulement au rugby. L’année d’après, on avait décidé avec Emeri de faire une fois par an “l’après-midi du rugby international”. L’idée était de faire venir des anciens de la maison, ainsi qu’un ou deux joueur de XV de France pour qu’ils rencontrent les étudiants. Serge Blanco et André Boniface y ont participé. Mais ça ne suffisait pas à mes yeux, je voulais développé les relations inter-IEP.
D’où la création des rencontres Toulouse-Bordeaux ?
Exact ! Cela ce faisait d’abord au rugby, puis l’équipe de hand m’a demandé pourquoi on n’étendrait pas les rencontres Toulouse-Bordeaux à plus de sports. Au final, on s’est retrouvé à l’étendre également aux autres IEP ! C’est ainsi qu’est né en 1987 à Bordeaux le premier Critérium inter-IEP !
Qui a gagné ?
Bordeaux bien sûr ! Si on l’a créé, c’est pour qu’on le gagne !
Le CRIT aujourd’hui et hier, c’est globalement la même chose ?
Oui ! Mais en 1987 il n’y avait que 500 étudiants au CRIT (NDLR : au CRIT de Lyon, il y aura plus de 2300 personnes, soit l’équivalent du village de Conques-sur-Orbiel dans l’Aude #vivele11).
Quel est ton meilleur souvenir en tant que directeur du Pôle APS ?
Oula ! Je suis pas tout jeune moi tu sais ! Je dois mettre la machine en route pour trouver ça ! Je pense que je vais en citer deux. Le premier c’est quand Costa, l’appariteur de l’IEP, a posé le drapeaux du CRIT sur le fronton de l’IEP de Bordeaux en 1987, marquant la naissance de l’événement. Le deuxième, c’était en 2002 je crois, quand les volleyeuses s’étaient qualifiées pour la finale inter-régionale à Ajaccio. C’était la première fois qu’une équipe de l’IEP atteignait une finale régionale. Et je suis heureux de voir que maintenant c’est chaque année !
A part les Barbads, quel est ton équipe préférée ?
L’AS de Sciences Po Bordeaux, voilà mon équipe préférée (rire) ! Je n’ai pas de préférence, j’aime absolument toutes les équipes de l’IEP.
Et quelle équipe coûte la plus chère ?
Toutes ! (rire).
Quel est ton journal sportif préféré ?
Ah ! Le Sportif Déchaîné bien sûr ! (NDLR : non non, nous n’avons pas posé cette question exprès…). Je tiens à dire aussi que je n’aime pas L’Équipe. Pour moi c’est le journal de “Ici c’est Paris” et c’est tout.
On sait tous que tu aimes le sport, mais quelles sont tes autres passions ?
L’eau, la montagne et la forêt, voilà mes trois amours !
Une question difficile : un mot pour résumer ta carrière ?
Ouf olala ! (on prendra cette réponse !) Je ne sais pas trop… Je pense que j’ai réussi pas mal de choses, et j’en ai loupé beaucoup aussi ! Ce qui me fait vraiment plaisir, c’est le retour étudiant. Cela me touche énormément. En novembre dernier lors de la remise des trophées du sport universitaire, une ancienne élève handicapée de la maison m’avait remercier pour l’aide que je lui avais apportée quand elle voulait participer aux JO handisport de tennis il y a quelques années. C’était un des plus beau merci que l’on m’a fait.
Pour terminer, que veux-tu dire à la délégation bordelaise à 10 jours du CRIT de Lyon ?
Qu’on le gagne ce CRIT ! Nous sommes une délégation avec une culture du sport !

Propos recueillis par Connor Owens

 

Papa Joël, Le Sportif Déchaîné n’existerait pas sans toi.

Merci d’avoir soutenu dès le départ ce projet un peu perché qui nous tient tant à coeur.

Merci d’accepter toutes nos vannes super pourries et d’assumer notre humour un peu zarbi.

Merci d’avoir distribué ce journal au sein de l’administration et auprès des enseignants, ça fait toujours sourire de voir un LSD qui traîne sur un bureau.

Merci Joël, de placa­rder fièrement notre travail sur les murs de ton bureau (et accesoirement sur ceux d’Assaouï et de Papat).

Merci pour tout ce que tu as fait pour le sport à Sciences Po Bordeaux. Coeur sur toi.

La rédac’

You May Also Like

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *