Dans la peau d’une pompom

Les pompoms font leur rentrée et ce ne fut pas de tout repos ! Un journal moins sérieux et méticuleux que celui-ci se serait contenté de vous servir un plat récit des évènements, mais puisqu’au LSD on mouille le ponpon, votre reporter de choc s’est mise dans la peau d’une pompom girl et a suivi l’entrainement avec toute l’équipe ! (enfin l’échauffement, mais c’est déjà bien).

Pour répondre à la question qui te taraude peut-être, toi sciences-piste abreuvé aux séries américaines : oui, c’est vraiment un sport. Victimes parfois d’un certain slut-shaming, les pompoms et leur discipline ne sont pas toujours prises au sérieux. Pourtant, c’est réellement physique, et surtout, ça demande une grande implication : « les semaines avant le Crit, on s’entraîne 10h par semaine, et ce même avec les galops et les exposés à préparer ». Avant même que la séance ne débute, on me prévient « c’est hard core », et effectivement, l’expression prend tout son sens pendant la séance d’abdos (bilinguals will get the pun). Car oui, les pompoms ce n’est pas que des chansons des Maroon 5 qui tournent en boucle (même s’il faut avouer qu’il y en a eu beaucoup), c’est surtout une préparation physique pour être au top de sa forme. Entre deux remarques pleines d’amour évidemment pour les pompoms lyonnaises qui, sur un gros malentendu, leur ont raflé la victoire l’année dernière, Rose, la capitaine d’équipe, explique :« Quand un mec rejoint les pompoms, il ne dit plus jamais que c’est facile ».

Mais les pompoms, c’est aussi le Crit, et qui dit Crit dit sélection. Elles sont une bonne trentaine, mais au Crit, il n’en restera que 10. Et ici pas de collier d’immunité ou de passage sur le paradis perdu : il faut présenter sa petite danse personnelle devant les autres. Et là, dans le bel état d’esprit d’ouverture cher à notre IEP, on voit de tout : de la danse sensuelle aux roues et grands écarts, en passant par la démonstration de patins à roulettes (ouverture on vous dit, ouverture).

Vient enfin le moment de la chorégraphie. Nos capitaines d’équipe apprennent aux nouvelles recrues de nombreux mouvements, dont le fameux « coup de seins » (oui, le jargon professionnel peut en effrayer plus d’un).

Avant de clore l’article, breaking news : nos sportives préférées devraient bientôt arborer un uniforme flambant neuf. On laisse les plus perspicaces deviner la couleur des représentantes de notre chère ville.

M.K.

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