¡ Adiós, Amos !

FOOT – « En allant à la chasse », ce n’est pas une « tigresse à moitié endormie » sur laquelle les Gros Rondins sont tombés, mais ce sont les «  panthères noires d’Amos » à moitié assoupies qu’ils ont assoupi en tirant leurs quatre coups. Retour sur un match victorieux et hautement qualitatif.

Le mois de janvier touche à sa fin et avec lui c’est aussi la trêve hivernale de nos footeux préférés les Gros Rondins qui s’est achevée. Après avoir survécu aux examens et bourrasques glaciales, c’est à coup de d’entraînements ardus et de repas avec les chaleureuses Footacagoles qu’ils se sont remis sur pieds, et que crampons ajustés ils ont affrontés l’équipe 2 d’Amos.

A parte : la nature de l’école qu’est Amos est trouble – a priori c’est une forme hybride d’un croisement entre des sportifs à l’image de STAPS et de complotistes capitalistes à l’instar de Kedge. Toutefois par convenance et après moultrecherchesvoici la description exacte « Amos – Sport Business school » et d’après les mots du directeur de cet établissement Boris Laval :

« AMOS incarne le carrefour d’échanges et de réflexions du mouvement sportif avec pour objectif: révéler les managers du sport d’aujourd’hui et de demain ! »

 

  • Pression et détermination

L’enjeu pour nos Gros Rondins était donc de taille : prouver à ces futurs spéculateurs sportifs que miser sur la maîtrise de l’art royal des sciences pistes est tout autant rémunérateur si ce n’est plus que les Bitcoins (à la différence près que les performances grosrondinoises ne fluctuent jamais à la baisse – l’investissement est de qualité et garanti). Il aurait été inconvenable de prendre nos joueurs pour des lapins de trois semaines, eux qui sont très largement initiés aux défis du terrain.

Cependant l’équipe était touchée par le départ de deux de ses atouts, elle se trouve comme « amputé[e] d’un rein et d’une partie du cerveau » (RIP « Clem et JB »),mais de cette souffrance elle ne s’est pas montrée défaitiste, mais a voulu se surpasser dans un élan de fraternité. Après tout être Gros Rondin n’est-ce pas pour la vie ?

  • Dominés mais insoumis

Les feux s’allument dès le premier coup de sifflet : la balle est grosrondine. Dès l’entame de match, Gabriel a voulu répondre aux vœux de son idole pour lui donner « l’occasion de vous remercier du travail que vous accomplissez chaque jour. » Car oui Mini Macron, de son surnom, a profondément été ému de savoir que ces mots « Je suis attentif aux fruits de ce travail, je lis, j’écoute, je regarde » étaient destinés à ses ambitions pour 2018 : marquer le premier but de l’année et mener son équipe sur le chemin de la victoire.

La joie de ce premier but est cependant très rapidement rectifée par Amos qui ne se résigne pas à faire profil bas : tout d’abord ils manquent de marquer par un corner rentrant et puis par une « frappe ras de terre ». Pour finalement égaliser après un cafouillage dénué de subtilité sur coup franc.

Mais face au coup bas des panthères, c’est un chasseur digne de ce nom qui vint rectifier le tire. En à peine 5 minutes, Micka/Michie/Mickie/Michael – tous les noms sont bons à prendre pour désigner la diva germanico germano-congolaise du groupe Blacklight – de son charme fou ne fit pas seulement tomber les filles, mais également le gardien d’Amos, comme il vous le confirmera à la renverse il se retrouva.

Outrés, désabusés, Amos ne parvient pas à contenir cette rage. La diversité des talents et profils de leur adversaire les laisse perplexes. C’est donc au jeu du plus grand qu’ils défient nos footeux : « Ils pètent un long ballon devant, l’attaquant saute plus haut que Paulo, met la tête et marque » pour ainsi égaliser : 2-2

Le jeu devient de plus en plus incertain, entre chasseurs et panthères le duel cruel et sans pitié. Personne n’est prêt à relâcher.

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  • Application de la loi 7 du Football relative à la durée des rencontres, alinéa 2 : la mi-temps.

Maintenues par l’International Football Association Board (IFAB).les lois du jeu régissant le football, s’appliquent également à nos joueurs. Et comme toutes lois, c’est une construction sociale, un accord entre différents partis afin de réguler les interactions. En l’occurrence l’enjeu d’une mi-temps est de rendre le Foot digne de ce qu’il est : un sport de tactique, de technique, de stratégie.

Ainsi les Gros Rondins extrêmement studieux, comme munis intellectuellement d’équerres, compas et règles, retracent les grands axes de leur jeu, afin de comprendre comment s’améliorer, faire mieux. L’architecture de la deuxième mi-temps ne doit laisser aucune place au hasard. Hugo en sa qualité de capitaine et grand expert essaye de motiver ses troupes clairement impressionnées par le niveau de l’adversaire.

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  • Douceur et respect : l’histoire d’une victoire chaotique
Victime d’un tacle assassin

Esprit concentré et forces rechargées les Gros Rondins : se relancent. La deuxième mi-temps est à peine sifflée, que la relève de 1A de par sa juvénilité accable avec une croisée les filets du but ennemi. Marwan continue ainsi dans sa lancée de tireur buteur. Toutefois, l’âge ne pourra que lui apporter la sagesse suplémentaire. Un quatrième but s’en suit.

C’est donc un beau score de 4-2 que décrochent les footeux, mais une telle victoire serait trop belle pour être vraie et un penalty (injustement?) infligé, mais bien tiré vient resserrer l’écart entre Sciences Po et Amos : 4-3. Amos continue de dominer malgré leur retard.

La tension monte. Hector 1A fraîchement arrivé, manque d’user de ses forces dès son premier ballon joué. Elie menace tout joueur pénétrant la défense par des tacles assassins, au point même de dissuader l’arbitre de siffler. Cette atmosphère pluvieuse, presque même orageuse, affecte dans une autre mesure le capitaine amosien. La pulsion de son irritation le force à user de ses plus poétiques paroles afin d’attribuer quelques « noms d’oiseau » à l’arbitre. Cependant « on achète pas le respect » comme l’explique Hamza, mais on paye les conséquences de son absence. Ainsi c’est à coup de carton rouge qu’Amos est limogé au bord du terrain à 5 minutes de la fin.

 

La victoire, ce fruit sulfureux

Le bilan est clair et simple « début de championnat parfait contre une belle équipe ». Ce goût pour la victoire les Gros Rondins comptent bien l’entretenir, et sans plus tarder c’est dès samedi qu’ils affronteront les Toulousains lors du fameux Pré-Crit.

Dans l’espoir de voir davantage bannières et de supporters, la page FC Gros Rondins s’adresse à toutes et à tous, qui voudraient voir un match, un vrai un beau :

« Venez nous voir faire de la saucisse des petits cochons d’outre-Garonne et leur montrer la couleur avant le Krithédrale ».

 

 

G.L.

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