Ofensiva contre ENSAM : ou la victoire éclair de Sciences Pão

FUTSAL –     Jeudi 15 février, lendemain de St Valentin nos futsaleurs, sont frais comme jamais pour faire trembler le terrain et l’adversaire : l’ENSAM (Arts et Métiers pour les intimes). C’est ainsi que les intrépides joueurs de Sciences Pão vinrent réchauffer le Cosec au bonheur des Pompoms.

  • Le saviez-vous : le « futsal » un sport de salon

Toutefois avant de parler de cette magnifique victoire, il faut revenir sur l’histoire de cette discipline ballistique. En effet, le « Futsal » a un lourd passé chargé de conflits sémantiques et d’ordre technique opposant la FIFA à la FIFUSA/AMF (comme Association Mondiale du Futsal et non Autorité des Marchés Financiers).

Cette lutte est une question de maternité et est apparue en 1930 lors de la première Coupe du monde de football organisée par la FIFA en Uruguay. La première institution voit le « futsal » comme un dérivé de son football et, de ce fait, a voulu en garder le contrôle. Pour affirmer sa domination, il fut question de contrôler le discours et donc d’interdire l’utilisation du terme « football » pour désigner le « futsal ».

« L’homme qui ne se contente pas de peu ne sera jamais content de rien. » (Epicure)

Mais hors de question pour la FIFUSA – qui devint plus tard AMF – de se plier à de simples considérations lexicales, alors que l’origine de ce sport est infiniment plus poétique. Comme souvent, les grands événements mondiaux privent les locaux de leurs infrastructures, et c’est ainsi qu’en 1930 l’Uruguay manquait cruellement de terrain pour permettre aux enfants de jouer. Mais, et on le comprend très vite, le « futsal » est un sport tout terrain, qui n’a besoin que du strict nécessaire : une petit balle et 5 joueurs dans chaque équipe. Ainsi, c’est dans des salles de bal que débutèrent les premières parties, ce qui permit de baptiser ce sport le « football de salon ». Face à la censure Fifanesque, les apôtres de Juan Carlos Ceriani Gravier sont de purs épicuriens et se contentèrent du diminutif « futsal » en référence à cette origine de bal et de balle.

Voilà, si vous vous demandiez pourquoi « Sciences Pão », la réponse est claire et unanime « ça fait brésilien », ce qui permet de garder l’origine de ce sport issu du continent sud-américain, hispanophone et lusophone. Bref, la latino-attitude embrase et embrasse le terrainnet les joueurs de A à Z.

  • Futsal et sport de glisse
    El Caracara chimango

Amputée de quelques membres – entre blessés et aba

ndons que nous tairons – les Sciences Pãoliens affrontent les Gad’zarts non sans peine. L’ennemi est coriace avec un buteur galopant tel un lama enragé, mais Le Shah iranien sait s’y faire pour soumettre les révoltes : arrêts clairs, nets et directs, les occasions nombreuses de marquer des Artistes ne restant alors qu’une esquisse inachevée. Mais un penalty franc de Caracara chimango –le vautour latino– donnent un premier avantage à l’ENSAM. Malgré cela c’est bien nos sportifs qui, avec les frappes avisées de Charlton, saignent le filet adverse. Les passes sont nombreuses et précises.

Le Shah surveillant ses arrières

La première mi-temps s’achève avec 2-1, la technicité de nos futsaleurs est supérieure, mais l’écart de buts ne permet pas d’être certain de remporter la victoire. La concertation du Shah, de Principe, Charlton, Sindelar et Les Poires permet de revoir la stratégie pour affirmer leur domination « on prend que les côtés ».

Les 15 dernières minutes, débutent fort : Charlton affirme l’hégémonie sciences pistes sur les ingénieurs. La lutte reste cependant vile et le terrain est glissant, le danger est empreint de tensions et de fatigue. Cette contrainte n’empêche pas l’équipe par une habile manœuvre triangulaire entre Charlon et Sindelar d’accabler les Gad’zarts. La victoire est belle un petit 4-1 qui marque la puissance d’une équipe unie et soudée.

Le succès est donc en grande partie lié à l’acquisition de taille, de valeur et d’envergure : Charlton. Venu droit du grand froid canadien, le mercato hivernal a apporté avec lui les promesses d’un doux printemps : par soucis d’équité nous tairons son succès, puisqu’en l’espace d’un match il marqua autant que l’ensemble de l’équipe lors du premier semestre.

  • Pompom en retard au Carnaval de Rio mais à point pour Sciences Pão

Nota Bene, les Futsaleurs ont un soutien inconditionnel d’au moins une Pompom, et non ce n’est pas un complot pompomiste délaissant les équipes non masculines ou d’extérieur comme certains le laissent entendre. C’est davantage l’affirmation de liens amicaux et de parrainage qui crée ce lien de fidélité éternel. Ainsi l’ambiance assurée, les adversaires furent d’autant plus déconcertés que la gente féminine reste tristement peu représentée chez les ingé’s.

  •  Améliorer la touche

Cette deuxième saison s’annonce caliente : 2 matchs = 2 victoires. Déjà en vue, le prochain match le 1er mars contre “on s’en bat les castagnettes on gagne tout” risque d’être glorieux. Toutefois, toute progression doit se faire de manière lucide : observer ses faiblesses – la touche. Car nombreuses furent les balles perdues par maladresse.

Que voulez vous : les règles étant floues entre des rentrées de touche latérale et de coin qui s’effectuent soit au pied (règles FIFA) ou à la main (règles AMF), un temps de 4 secondes (règles FIFA) ou de 5 secondes (règles AMF) pour remettre le ballon en jeu, et rajoutons à ses divergences un temps de 3 secondes selon les règles du Championnat Universitaire. Bref, de quoi en perdre la tête.

Plus question de se la toucher, “le terrain est glissant, mais l’équipe a provoqué un glissement de terrain”, sur cette lancée Sciences Pão va mener le reste du championnat au rythme de la Salsa.

G.L.

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