Le TKM ou l’anti-Krit

“Un spectre hante [le Krit]: le spectre du [trophée Karl Marx].(…) Il est grand temps que [le FK ТОРПЕДО 1917 et le Lokomotiv Grenoble Football Klub] exposent, à la face du monde entier, leur manière de voir, leurs buts et leurs tendances ; qu’ils opposent au conte du spectre [du trophée Karl Marx] un manifeste [de la] Parti.” Cité d’après Le Manifeste

Rompez les karkans de l’infâme konformisme bourgeois et de l’homogénéité sociale. Ce n’est pas en la mondaine renkontre sportive des futures élites de la France que se résume le Krit! Car oui, c’est officieux le TKM repart pour une nouvelle édition cette année au “Struthof”.

Depuis longtemps déjà – 1917 – des équipes se battent pour ékrire l’histoire des dominés. Qui sont ces héros, porteur de la parole du peuple, qui à l’heure de la dystopie généralisée portent en eux le profond espoir d’un changement? Officiellement ce sont notre cher FK ТОРПЕДО 1917 (rouge et noir) et son alter ego de l’Est le Lokomotiv Grenoble Football Klub (bleu et jaune). Davantage kamarades que adversaire, ils sont maîtres du foot hors norme et tout terrain. NB: une équipe tente de s’introduire dans la partie: le Spartak. Seule équipe de foot maskuline totalement exklue – que ce soit officiellement ou non – du Krit, elle se rapproche davantage du bourgeois gentilhomme imitant le prolétariat. En effet, vous aurez noté l’insolente koïncidence sur la photo de droite, ô kombien leurs maillots ressemblent à ceux des Lokomotiv’s?! Au komplot! Kamarades grenoblois défendez vous! Passons outre, car comme nous l’ékrit le personnage éponyme du dit “TKM”: “l’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire des luttes de classes”.

Le Blason des Lokomotiv’s

Le TKM ce n’est pas qu’un affrontement le dimanche à 3 grammes, ni uniquement une partie à l’ambiance bonne enfant. Non, le TKM, c’est la forme la plus innovante en matière footballistick. Outre, le fait que ce soit le seul Trophée de foot où il n’est pas question de spékulation kapitaliste, la légende raconte que le TKM ne suit pas toujours les mêmes règles. Nu pied, pantalons baissés, sur un ou plusieurs terrain à la fois, kages de foot ou de rugby, l’aventure qui mène à la victoire ne konnaît aukune redondante répétition d’un scénario qui sans cesse reproduirait le même schéma. C’est une forme d’anarchie heureuse en l’absence totale d’un dogme de discipline: “la base de toute liberté, de toute activité, de toute indépendance individuelle”. La klé de ce succès: la planifikation du vainckeur désigné par un processus démocratik kollektiv, il reçoit en fonction un bout de bois taillé dans diverses formes inspirantes, de phallus notamment. La partie quand à elle, s’achève toujours par l’”épique séance de tirs au but” où en guise de gardien figurent de belles paires de fesses musklées par de vigoureux entrainements.

Il ne faut pas être choqué et considérer le TKM comme la forme d’une déchéance prolétarienne. En effet, il y a un symbol dans le TKM, pour Mr Monlezun c’est “la part d’autonomie de chaque équipe.. suivant ainsi une forme d’esprit et d’humour…”. Et il y a fort à parier que cette année enkore, le Torpedo et le Lokomotiv ne manqueront pas de travailler kollektivement afin de célébrer les 170 ans de l’oeuvre du grand maître Karl Marx!

G.L.

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