Des Falcons de Winnipeg aux Boxers de Bordeaux

Origine du hockey et règles du jeu

 

Le hockey sur glace déplace les foules en Amérique du nord, dans les pays scandinaves et germaniques ou en Europe de l’Est et commence à attirer le public dans les patinoires de France.

Le hockey sur glace est un sport qui vient du Canada, Montréal au Québec, Windsor en Nouvelle-Ecosse et Kingston en Ontario s’en disputent la paternité.

 

Ce sport descend de jeux de crosses importés d’Europe au XIXe siècle tels que le shinty et le hurley se jouant sur gazon ou le bandy se pratiquant sur des terrains gelés. Les règles du hockey contemporain furent établies en 1875 par des étudiants de l’université McGill.

Les joueurs virevoltent d’un bout à l’autre de la patinoire et le hockey est considéré comme le sport collectif le plus rapide du monde. L’un des aspects les plus spectaculaires est la mise en échec qui consiste à tamponner l’adversaire de l’épaule ou de la hanche. Sur la glace, deux équipes de 6 joueurs, gardien compris. Sur le banc des escouades de 14 joueurs suppléant par rotation les joueurs sortant. Un joueur de champ ne reste pas plus d’une ou 2 minutes sur la glace tant l’effort est intense. En cas de faute grave, un hockeyeur peut être placé en prison durant 2 minutes, un temps périlleux pour son équipe alors en infériorité numérique. Le match se déroule en 3 tiers temps de 20 minutes. Les temps de jeu sont hachés en cas de faute, mais aussi de hors-jeu : il ne faut pas entrer dans le camp adverse avant le palet. 

 

Des jeux olympiques de 1920 à ceux de PyeongChang

 

Le hockey sur glace a été admis aux jeux olympiques en 1920. La première médaille d’or fut remportée par … les Falcons de Winnipeg. Le Canada n’avait pas eu le temps de procéder à une sélection et avait envoyé l’équipe vainqueur du championnat amateur. Les JO ont été par la suite le théâtre de rencontres épiques, avec en toile de fond des enjeux géopolitiques. L’Union Soviétique était considérée à l’époque où les jeux étaient dits « amateurs » comme une armada invincible. A Grenoble en février 1968, le match de poule victorieux des tchécoslovaques sur les soviétiques est resté dans les mémoires. La victoire à Lake Placid en 1980 d’une sélection universitaire américaine contre l’équipe soviétique, qui briguait un 5ème titre consécutif, est entrée dans l’histoire sous le terme de « miracle sur glace » et a inspiré le cinéma. L’ouverture aux professionnels a permis les victoires d’autres sélections, la République tchèque, le Canada ou la Suède, emmenés par leurs vedettes de la NHL. On peut regretter que la NHL ai refusé de libérer ses stars pour les JO de PyeongChang pour des raisons de calendrier et de …. business, les négociations avec le Comité Olympique n’ayant pas abouti. La Kontinental Hockey League (KHL), à dominance russe, avait menacé de retenir ses joueurs par rétorsion au bannissement de la Russie pour dopage institutionnalisé. Finalement le Canada a pu sélectionner 13 joueurs évoluant en KHL, mais a été éliminé par l’Allemagne en demi-finale. Et ce sont les russes qui a remporté la médaille d’or face à la courageuse équipe germanique au bout du suspense 3 à 3 à la fin du temps réglementaire et mort subite (but en or) 4 à 3 en prolongation. 

 

Les boxers de bordeaux qualifiés pour les demi-finales des play-offs de la ligue Magnus !

 

Plus près de nous, les Boxers de Bordeaux tiennent le haut de la glace dans l’Hexagone. Le lieu est propice, l’Aréna de Mériadeck étant la 3ème plus grande patinoire permanente de hockey de France avec une capacité de 3200 places. Après le dépôt de bilan des Dogues de Bordeaux, le club a adouci son logo, mais a sorti les crocs pour gravir tous les échelons de la D3 à la ligue Magnus. Les Boxers sont entrainés depuis 2016 par Philippe Bozon, le premier hockeyeur français à avoir joué en NHL. L’ambition est affichée, le titre de champion de France, trusté ces dernières années par les Dragons de Rouen, les Brûleurs  de loup de Grenoble et les Rapaces de Gap. Ces derniers, tenants du titre, ont été éliminés par les Boxers en quart-finale à l’issue d’une 4ème victoire consécutive en Play-offs (phase finale à élimination) par 4 buts à 3 le 28 février. Alors, tous à Mériadeck pour les demi-finales et « Allez Bordeaux !!!».

 

CC

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