Spartak VS Torpedo: les spartakiades* du football universitaire

* 1920 Premières spartakiades en Russie, qui devaient remplacer, pour les communistes, les olympiades

FOOT – 15 mars 2018, le match des frelons vient de s’achever avec une victoire 2-1 contre STAPS. Pourtant c’est seulement à cet instant que commence à bourdonner une horde de supporters. Des retardataires? Non, justement, la queen-Bee de la soirée ce n’est pas les Gros Rondins. Ce sont des meneurs, des rassembleurs de masse, qui à François Bordes mirent le feu, je cite: le Spartak et le Torpedo. Cet affront fort en idéologie – communiste contre soit disant fasciste grecque – et en diversité sportive – les footeux pure souche étaient une race rare au milieu des tennismen, handeux et autres – ne laissa pas les groupies sur leur faim. Mais comment peut-on comprendre l’enjeu de ce match, qui en apparence ne donnait lieu qu’à l’affront de deux équipes du tournoi universitaire? Où la partie permit de distinguer le Spartak comme vainqueur avec 2 buts contre le Torpedo (dont seul l’idéalisa-sion du but de Mitch explique la publication du LSD du résultat: 2-1). L’histoire de ces antagonismes est complexe et il semble de ce fait nécessaire, si ce n’est Kapital de revenir à la source de toute origine: Moscou.

Halte à toi, qui penses que le LSD est sous lobby Torpedien! Non, loin de nous l’idée de renoncer à notre liberté de presse, d’expression et de pensée. LSD ≠ Pravda. Ici, c’est un réel travail d’investigation que nous menons: nous relevons les informations à la source, nous nous renseignons afin de vérifier nos données, puis nous prenons du recul à la Raymon Aron en croisant différentes sources afin d’avoir un plan d’ensemble de la situation se rapprochant au maximum de la réalité. Bref, ici c’est du reportage tout-terrain non stalinien.

Blason du FK Torpedo Moscou
Blason du FK Spartak Moscou

Revenons en donc à Moscou: Torpedo et Spartak, deux mots, un moteur de recherche et paf! Google nous indique qu’existe le “FK Torpedo Moscou” – certes ce n’est pas une grande surprise -, or pour la seconde recherche le résultat est le même “FK Spartak Moscou”. Surprise, choc et outrance! Que dire de cette même origine insoupçonnée: le Torpedo exhibant toujours cette étiquette des plus à l’Est et le Spartak timide dans toutes ses revendications sauf quand il est question de faucher les jambes des adversaires. Serait-ce finalement par subtilité, afin de cacher leur aspect boucher venu de l’essence même du club issu des  kolkhozes et sovkhozes soviétiques – ce qui valu au club d’être de ce fait surnommé “Viande”?

Le kamarade Arbitre en pleine action
Flo en PLS après une sournoise attaque

Chose certaine: le match se démarquait par la douceur des coups dans les tibias, les Konsignes et carton jaune que le kamarade arbitre distribuait ici et là. Non pas par abus de pouvoir, car c’est un arbitre sinon professionnel au quotidien! L’arbitrage était de qualité, mais la violence sur le terrain l’était tout autant… Quand bien même Mitch rétorquait à ses Kamarades “on sabre maintenant, ça suffit d’être gentil” en les voyant se faire martyriser à l’image de Flo’.

L’ambiance était houleuse, les scandes des Torpédo’s à base de “Spartak quelle est votre sexualité” ne mettaient pas les bleu et jaune dans une humeur des plus roses. Boutade quelque peu déconcertante qui imergeait le match dans une molle vitesse: c’est seulement à 2 minutes de la première mi-temps qu’enfin Fredi, valeureux allemand fraîchement débarqué pour l’année des 100 ans de la première défaite du Reich, marqua. Face à cette offensive de l’Est le gardien handeux torpédien ne put rien faire, l’exaspération gagna l’eckipe des Kamarades.

Comment expliquer ce début de domination spartakien sur l’idéologie torpédienne?

Les Spartaks ces rebels sans vergogne

Dans le nom du club réside la réponse issu du nom de “Spartacus”. Cette figure de -71 avant J.K. est “l’esclave gladiateur devenu chef des armées des parias révoltés, tenant en échec Rome pendant près de deux ans”. Cette référence un peu élitiste a en fait été  “pour les modernes un symbole de la révolte des opprimés contre l’injustice de leur sort.” Voilà donc comment une inspiration Antique devint un symbol communiste (vous l’aurez remarqué ceci nous rappelle également la publication le Spartakus par les spartakiste ALLEMAND – décidément ils sont partout – Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg d’un journal de gauche un peu plus à gauche que la gauche de la gauche). Les Spartaks sont donc des dures à cuire, des meneurs de guerre servile, des opprimés révoltés, non pas par leur condition prolétarienne, mais par l’existence d’une quelconque domination.

Démonstration Full Contact N°1

Du côté des torpilles (torpédo en portugais) la stratégie évolue: désormais on vise les genoux. Le foot devient du full contact. Le capitaine du Spartak vient à en craindre pour la “mascotte”, qui sur le terrain se fait attaquer. Mais la casse ne se fait pas ressentir chez les Grecques. Venons en, à cette histoire de Grèce.

En écoutant les commentaires poétiques du Torpédo on peut relever des “de 39 à 45 les grecques ont pas été très nets, on a libéré l’Europe”. Or, le Spartak ne comprend point ce parallèle issu du néant. La presse vient ici effectuer sa mission: informer. Vous noterez que le cri de guerre du Spartak est “Spartak quel est votre métier? Ah ouh ah ouh ah ouh!!”. Cette tirade est un plagiat du blockbuster américain “300” de Zack Snyder sorti en 2007 (voir vidéo). L’explication est donnée, Spartak quelle est votre réponse?

Démonstration de Full Contact N°2

Trêve de commentaire, le récit du match n’est pas fini: car comme tout le monde le sait de Thucydide “l’histoire est un perpétuel recommencement”. Fredi revint à l’attaque, cette deuxième offensive allemande ne put être à nouveau endiguée. Le filet torpédien lâcha son souffle de l’agonie. L’hivers russe quand bien même présent à François Bordes (température 8° Kelsius ressentie -10) était connu du Spartak qui ne fléchissait pas dans ce froid de Kanard.

Mitch la légende

La fin du match était imminente, mais Mitch parvint à sauver l’honneur de ses Kamarades en marquant un but idéologik. Le Spartak contesta ce résultat sur les réseaux sociaux. Or il est temps, que les frères de Moscou viennent enfin à l’évidence qu’autour d’un ballon, ce n’est pas le score qui compte, mais la joie de vivre le jeu. Ceci est un appel à un élan de fraternité, chers Spartaks accordez à ce très cher Mitch son seul but dans tout sa carrière d’attaquant du Torpédo!

 

PS: RIP aux deux gardiens titulaires des 2 équipes Soheil et Engueyrand.

PPS: Merci au CR Sport U Bordeaux pour les photos!

 

G.L.

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