FOOT F au rapport

Depuis quand ton engagement dans le foot ?

J’étais dans le foot en équipe en première année à sciences po. J’ai toujours joué au foot mais jamais dans une équipe officielle. On a pas mal de filles d’il y a deux ans qui sont revenues [après l’année de mobilité]. Ça fait plaisir de retrouver des visages connus mais aussi de voir autant de filles motivées. Dès le début on a récupéré plein de monde et ça n’a pas désempli. On est super impressionnées !

Qu’est-ce que c’est qu’être capitaine au quotidien ?

C’est gérer l’équipe. La cohésion, le fait que tout se passe mais bien. Il y a aussi un niveau organisationnel et administratif : les licences, courir après tout le monde pour récupérer les chèques (la partie la moins rigolote rire). Mais évidemment c’est aussi faire progresser les filles, les découvrir, savoir quel poste leur conviendrait le mieux pour monter une équipe qui a du sens.

Je suis passionnée de sport, j’ai toujours aimé le sport, j’ai toujours aimé le foot ! C’est hyper gratifiant d’être à la tête d’une équipe et de se dire que c’est à nous d’en avoir la charge et d’en faire un truc cohérent. C’est un challenge. Humainement, on rencontre pleins de filles différentes, chacune apportant sa particularité. Ce sont des filles géniales ! On se retrouve bien entouré.

Tu as l’air de mettre un point d’honneur à connaitre chaque fille…

Oui, au maximum, du coup ça passe aussi par le fait d’avoir une vie en dehors du terrain et de l’entrainement : faire des soirées, aller voir des matchs ensemble, des week-ends ensembles, des sorties à la mer et d’autres activités pour se connaitre personnellement. Moi je pense que c’est important. Il faut aussi essayer le plus possible de voir ce qu’elles veulent travailler, voir où il y a des problèmes et préparer des exercices adéquats.

Elles ont déjà une expérience de footeuse ?

On a de tout : autant des filles ont déjà fait du foot en club, autant certaines n’avaient même jamais pensé à toucher un ballon de leur vie, qui se découvrent des talents et progressent super rapidement.

Et avec l’équipe de foot masculine, comment ça se passe ?

On essaie de se supporter pendant les matchs ! Mais aussi on a des joueurs des Gros Rondins et des Spartaks qui viennent nous aider à encadrer pendant les entrainements, élaborer des exercices, expliquer les choses et ce sur leur temps libre. On n’est pas non plus des spécialistes et parfois les garçons qui font du club depuis bien plus longtemps sont d’une aide précieuse et je les en remercie. On a des soirées de prévues, une remise de maillot commune de prévue… Pourquoi ne pas aussi organiser des matchs mixtes si les garçons et les filles sont d’accords… Ce n’est pas toujours facile à organiser mais en soit pourquoi pas ! On essaie de créer un maximum de cohésion au niveau du football à Sciences Po.

Vous avez-vous aussi des rituels de motivation ?

Oui, on a des chants et des cris de guerre qu’on apprend petit à petit aux nouvelles recrues. [Aussi osés que ceux des mecs ?] On essaie de faire plus respectueux, ils ne nous plaisent pas toujours : ce sont des garçons ! [rires]. Nous on est plutôt gentils.

Que dirais-tu à une petite fille qui hésiterait à faire du foot, pour toutes les raisons qu’on imagine ?

Qu’elle ne doit pas se mettre d’obstacle elle-même parce que la société va bien assez le faire. Qu’elle doit tenter sa chance parce que les choses bougent de plus en plus, même par rapport à moi quand j’étais petite… Et je ne suis pas si vieille que ça ! Il y a de plus en plus d’équipes mixtes ou pour les filles. Il faut se jeter à l’eau : si t’as envie de le faire, c’est te lancer qui fera avancer les choses. Il ne faut pas écouter ceux qui diraient que ce n’est pas pour toi : à partir du moment où ça te plait, où ça te fait vibrer, c’est que c’est fait pour toi. La légitimité ne tient pas du genre, mais du moment où tu te dis que ça te fait kiffer de taper dans un ballon.

Qu’en sera-t-il du foot pour toi une fois diplômée ? Tu penses continuer que ce soit en tant que joueuse ou encadrante ?

Pourquoi pas ! Moi j’aimerais m’orienter vers du journalisme sportif, donc ça peut être un moyen de vivre ça différemment. Mais quoi qu’il en soit ouais continuer, autant comme sportive mais pourquoi pas en tant que coach dans une association sportive pour enfants.

C. R

You May Also Like

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *