Avec des “si” on pourrait mettre Paris en bouteille

Si seulement le Pôle Voile avait l’occasion de mettre Paris et autre Impéracrit en bouteille (de rhum bien sûr)… A défaut de pouvoir aller au CRIT comme il en rêvait en vain depuis de nombreuses années, il aurait au moins pu s’occuper du LSD Boat. Si le Pôle Voile avait eu la main sur notre LSD Boat pendant la route du rhum, voilà ce qu’il se serait sans doute passé…

“DEPART DE TOUS LES ULTIMES, JE REPETE, DEPART DE TOUS LES ULIMES…”.
Le cri résonne dans la VHF du Pôle Voile. Sur la carte, le LSD voit bien que notre équipe s’est élancée sur les talons de son idole, François Gabart, premier à franchir la ligne de départ.

Plusieurs jours plus tard, le bateau est toujours à quelques encablures de cet Adonis à la chevelure salée. Rien ne les arrête et tout se passe pour le mieux, alors que leurs collègues de la même flotte ne sont que brindilles face aux éléments dentesques se déchainants dans l’Atlantique. Plusieurs casses et abandons sont à déclarer, mais pour le LSD Boat, ce ne sont que des bruits à la VHF. Leur détermination ne faiblit pas, ils vivent à l’odeur du rhum de Guadeloupe qu’ils peuvent sentir jusqu’ici. C’est en effet depuis le Barberousse, cours de la Somme, que les membres du Pôle Voile se relaient sur un écran pour guider leur navire à bon port.

Les heures et les jours se font sentir… L’écran pique les yeux, le rhum aussi. C’est donc dans un songe sans doute amené par les vapeurs sucrées de la Guadeloupe que nos marins ont le 6ème jour en mer heurté le bateau de A REMPLIR. Le bateau de leur concurrent coule, alors qu’il était en train de rattraper celui qui serait par la suite désigné marin de l’année.

Et c’est en seconde position, vrais bateaux et cyber navires confondus (enfin c’est surtout dans leur esprit que tout se confond), que le LSD Boat franchi la ligne d’arrivée. Juste derrière celui qui remplace Monsieur Legrand dans leur coeur de temps à autres.
Il les attend d’ailleurs sur le ponton, et c’est sous une douche de champagne (et non de rhum cette fois puisque malheureusement ça n’a pas de bulles donc on ne peut pas arroser les gens avec aussi facilement), qu’il les accueille à bon port! Encore un peu étourdi par le mal de terre, nos marins font face aux journalistes du LSD, qui ont fait le voyage en Guadeloupe (ou au Barberousse, on ne sait plus), pour les interviewer. La première question qu’on leur pose est toute simple: “Comment avez vous tenu tout ce temps?”. La réponse de nos voileux, légèrement inhibés, est encore plus simple: “On ne voulait pas perdre François, il est tellement exceptionnel…”.

MS

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