INTERVIEW: “Être capi de l’athlé, c’est avoir un penchant pour le Diktat”

De gauche à droite : Alexia, Noé (El Capitano) et Paul, s’apprêtent à battre le World Record de la connerie

Nous aurions aimé vous parler de rencontres enflammées, de gymnases remplis de supporters et des troisièmes mi-temps du BEC. Malheureusement, nous sommes en 2020. Faute de mieux, nous vous sortons donc un fond de tiroir… Vieux roublard du LSD désormais, mais également chef zinzin de l’un des sports les plus nobles, les plus chauds, les plus prometteurs de l’IEP : voici Noé Leproust, 20 balais et capi de l’athlétisme.

LSD : Plus le droit aux soirées étudiantes, plus de RU avec les copains, le LSD réduit à un format numérique car porteur de miasmes, les sports AS interdits… et sinon à l’athlé, ça va ? 

Noé : Ouais. (mais encore…). Non mais là je récupère du zoom d’hier avec l’athlé… Dis-toi que l’entraînement finit à 21 heures en plus, donc fatiguant.  Et donc ça se passe bien ouais ! Pour revenir à la question initiale ça va même au top ! On court, sous la pluie tout ça… c’est sympa. On fait du gainage, pour le raclette body tu vois. Ca va. 

Et toi Noé, qui es-tu ? 

(Rires) La gênance du truc. On voit la différence entre les storys pirates LSD et les interviews officielles… Bah écoute ma vie est inintéressante au possible, qu’est ce que tu veux que je te raconte de ma vie (rires). J’étais à la Fédé pour cette année, j’étais déter’ pour tester des infras, on aurait été à Cestas pour latter la gueule des Parisiens….  On aurait fait des petites soirées, bon je sais pas trop où parce qu’on avait pas trop d’endroit, mais bon on aurait trouvé un lieu ! Ensuite y’aurait eu des lamas dans les trams… enfin tu vois les Crits bordelais. Et en fait y’a pas eu la Fédé. Donc en lot de consolation, on m’a nommé en diktat capi de l’athlé quoi. (ndlr: 2-0, passion diktat) 

AH ! Donc c’était pas voulu ? 

Bien sûr que si j’étais hyper heureux ! Mais c’est vrai que là…

C’est un peu le plan B quand même ? (question forcing)

Non, c’est pas le plan B parce que la Fédé je me suis mis en mode “je vais me rajouter un petit truc de plus dans l’année”. J’avais candidaté au fond de Medellin sur un ordi pirate. C’était marrant mais ça a servi à rien. Donc là, nous, les capis, on est 2 à revenir d’Amérique Latine, c’est un peu le diktat (ndlr: le triplééé du joueur français). On les fait souffrir mais ils aiment ça (ndlr: les athlètes hein), ils reviennent ! Il pleut, mais ils reviennent, ils sont contents. Et c’est vrai que le fait de plus avoir d’autres sports, ça les fait venir. C’est le côté sueur, short moulant, et chaussures sur la piste qui claquent quoi.

Courbe descendante représentant l’évolution du nombre de rédacteurs LSD depuis septembre 2019.

Selon toi, quelles sont les qualités requises pour être un bon capi de l’athlé ? 

(Rires) Tu veux qu’j’te fasse une fiche technique ou quoi ? (ndlr : on apprend rien mais on se marre). Je sais pas, faut faire des petites séances où les gens sont déter, avoir un penchant pour l’utilisation du mot “diktat”…

Un nouveau nom, ça peut flopper, mais c’est le risque du changement !”

Nos oreilles aiguisées ont cru entendre un changement de nom des (ex-) 100 000 Bolts, dis-nous en plus. 

Aaaaah vous savez donc (ndlr : oui, ça n’a rien d’un scoop) !!!! Ouais, on s’est dit qu’il fallait changer. La vraie raison pour laquelle il fallait changer c’est qu’on avait une page Facebook mais qu’on y avait plus accès, la faute aux anciens capis mais je saurais plus dire qui exactement. Du coup on ne pouvait pas publier sur les pages Étudiants de Sciences Po Bordeaux

Donc pour commencer on s’est fait un Insta il y a 2 ans, parce que t’sais on est devenus un peu plus modernes. Et cette année, on a lancé une grande campagne délibérative au sein de l’athlétisme. L’idée c’était: on propose des noms et derrière les gens votent. Perso j’avais une petite préférence pour les “Coureurs de Juppé”, on avait aussi les “Demi-fonds de bouteille”, les “Garunners”, des trucs comme ça… Et la démocratie a voté. On avait “Vin à l’heure” aussi, ça faisait un peu copié “20/ Vins” mais c’était une idée. Et du coup on a gardé Borderlines. Ca a pas fait l’unanimité auprès de beaucoup de gens (c’est toujours facile de critiquer après) mais les gens ont voté pour ça donc bon… Mais bon on peut faire notre diktat et décider en pleine interview de rechanger le nom (ndlr: le LSD raisonne finalement Noé, la situation est sous contrôle). 

D’autres équipes comme le rugby ont aussi changé de nom l’an dernier (les A-Gnos, ex- Rugboeufs). Vous ne pensez pas que ça peut dénaturer l’âme d’une équipe, construite depuis longtemps ? Ou, un peu plus gênant, que le nom soit passé de mode rapidement et que personne ne comprenne ensuite le del’ ? 

Tu as bien problématisé le sujet dans ton introduction, c’est bien. En vrai, vous pouvez répéter la question ? Non mais est-ce que ça peut être un flop j’ai bien compris. Les gens sont challengés ! On voulait changer parce que ça faisait longtemps qu’il y avait le nom, les gens nous appellaient les “10 000 Bolt” une fois sur deux, y avait trop de zéros, de toute façon ici dès qu’il y a des chiffres c’est fini… On aurait peut être dû écrire en toutes lettres. Mais l’acceptation du nom n’a, de base, pas fait l’unanimité. Ca peut flopper mais c’est le risque du changement ! Il y a un débat sur l’écriture de notre nouveau nom: Borderlines ou Bordeau’rlines (avis de la rédaction: la seconde version est imprononçable). 

Une histoire naissante ?

Comment s’est passé le recrutement cette année ? Y’a des pépites ? 

Nous on est ouvert, on a pas de sélection comme les autres équipes – vous allez vous faire chier à tout réécouter ? Il y a des 1A qui sont très chauds, des primos, un Erasmus… y a du niveau, ça carbure bien et comme on dit chez nous (ndlr: je ne sais pas d’où vient Noé) “ça danse bien”. Demi- fond c’est top, on récupère aussi un sprinter dont la soeur a été capi l’une des années précédentes donc c’est bien ça créé des filières familiales en plus.

 On n’a pas beaucoup d’infras et le matos, à moins de passer des lingettes dessus à chaque utilisation, donc on y touche pas. Par exemple, les sprinters courent sans “blocs de start” – Noé est donc québécois, réponse à nos interrogations. Typiquement au dernier entraînement, il y en a un qui a failli se casser la gueule devant toute l’équipe en faisant un départ, magnifique… Au CRIT par contre on a plus d’épreuves ! Le cross, le saut en longueur qui est très drôle parce que personne ne sait en faire mais tout le monde veut sauter dans le bac à sable. Mais on l’a gagné il y a 2 ans le concours de bac à sable !

Si CRIT il y’a en 2021 (lol), vous sentez vous prêt.e.s à tous déglinguer ? 

On a une réputation à défendre, on a gagné la dernière édition. On a des bonnes recrues, c’est pas “on se sent prêts” c’est “on va gagner”.

Les Borderlines, cru 2020, en 3 mots ? 

Pimenté – houblonné, qu’est-ce que ça descend dans cette équipe, waouh – djombés ( ? )

Faute au manque/ l’absence de matchs à couvrir, l’athlé sera en tête d’affiche du nouveau LSD, heureux ? 

Alors l’est content l’pépère ? Heureux, mais en même temps Athlé, par ordre alphabétique on commence par A. C’est logique en somme. 

Alexia KLADO et Paul LONCEINT

Le Sportif Déchaîné

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